Vendredi 09 mai 2008

et si on riait un peu ?

 

Et quand la vérité n'ose pas aller toute nue, la robe qui l'habille le mieux, c'est l'humour.

Doris Lussier, humoriste québécois.


Mardi 06 mai 2008

Il n'y a pas d'énergie verte

Il n’y a pas d’énergie verte. C’est au mieux un espoir, un vœu pieux ou une vue de l’esprit et au pire, un mensonge de promoteur.

Toutes les formes d’énergie ont un impact écologique plus ou moins négatif.  Au Québec, avec l’eau et le vent, nous avons la chance de pouvoir compter sur des matières premières parmi les moins dommageables pour l’environnement. D’autres régions qui n’ont pas cette chance ont développé des productions autrement plus polluantes comme le nucléaire, le pétrole, le charbon, les sables bitumineux, le gaz naturel, etc.  C’est sans compter l’éthanol qui devait sauver l’humanité il y a dix ans et qui est en train de l’affamer.

Même si l’hydroélectricité est une des formes les moins polluantes d’énergie, Il faut construire des centaines de pylônes qui modifient le paysage et créent des champs magnétiques indésirables. Les barrages inondent des régions entières, déplacent les populations et détruisent le faune et la flore. Il a fallu compenser les autochtones à coup  de milliards depuis 50 ans.

Les éoliennes sont la dernière utopie de l’énergie verte.  Sur papier c’est une idée lumineuse, mais en pratique, c’est bruyant, immense et laid dans le paysage. Personne ne veut et ne peut vivre dans le voisinage d’une éolienne.  En plus, elles ne viennent jamais seules, mais en grappes pour le plus grand malheur de ceux qui ont choisi la campagne pour avoir la paix. Il faudrait les ériger loin des populations, mais cela coûterait plus cher en frais d’exploitation et de transport

En plus, au Québec, les éoliennes ont un effet négatif parmi les plus insidieux et les plus ravageurs pour une société, la pollution politique. Depuis qu’on en parle et qu’on les implante, c’est le bordel et l’improvisation qui règnent. Même Ben Laden ne terrorise pas autant la population que les promoteurs, les maires des villages et des MRC et les fermiers assis sur des montagnes de dollars dans un camp, et le gouvernement et Hydro-Québec dans un autre qui gèrent la patente comme si c’était un petit business à court terme qui n’aura aucun impact après les prochaines élections. Les groupes de défense de l’environnement accusent ceux qui résistent d’immobilisme. La population qui n’a pas été consultée et qui s’oppose à l’improvisation a l’impression justifiée d’être laissée à elle-même. C’est un beau gâchis. Hier, le gouvernement et Hydro-Québec ont annoncé 15 projets de 5.5 milliards. Espérons que cette fois-ci ils seront développés avec transparence et dans le respect de la population.

Même si l’éolien est une forme d’énergie plus propre que d’autres, elle n’est pas parfaite. Pour limiter les dégâts, il faudrait s’attaquer à notre insatiable appétit d’énergie qui fait du Québec l’un des endroits les plus énergivores de la planète. L’énergie la plus verte, c’est celle qu’on ne produit pas.



Lundi 05 mai 2008

Ma première bûche de Noël

Source : Choupinette

Ingrédients:Gâteau roulé
  • 1 tasse (175 g) de farine
  • 1 c.à thé (5 g) de poudre à pâte
  • 1/4 c.à thé (1 g) de sel
  • 4 oeufs
  • 1 tasse (225 g) de sucre
  • 1/2 c. à thé (2 ml) de vanille
  • 1/4 tasse (65 ml) de lait chaud
Garniture (Jean Paré)
  • 2 tasses de crème à fouetter (moi à cuisson 35%)
  • 1/2 tasse de cacao
  • 1/2 tasse de sucre granulé
  • 1/4 tasse de liqueur au chocolat ou au café (* pas mis)
Préparation
  1. Chauffer le four à 400°F (200°C) et graisser un moule de 15x10 pouces et tapisser de papier ciré. Tamiser ensemble les 3 premiers ingrédients. Réserver.
  2. Fouetter ensemble les oeufs, le sucre et la vanille jusqu'à consistance épaisse (couleur citron) et ajouter le lait chaud; verser les ingrédients secs et mélanger.
  3. Verser dans le moule et cuire jusque doré. Étendre sur un linge saupoudré de sucre à glacer, verser le gâteau cuit sur le linge et rouler. Laisser refroidir. Garnir avec votre garniture préférée
Garniture (Jean Paré)
  1. Battre tous les ingrédients dans un bol moyen jusqu'à obtenir un mélange épais et glacer !!


Dimanche 04 mai 2008

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Dimanche 04 mai 2008

Go habs go?

Hier soir, à la fin du match qui opposait Mes canadiens aux Flyers, je me suis empressée d'éteindre mon téléviseur. J'avais l'orgueil troué de flèche, alors je n'allais pas me taper les commentaires de Benoit Brunet en plus!

 

J'en avais contre ces pseudos-journalistes qui semblaient trop bien s'accommoder de la débandade de mon club sous prétexte qu'ils n'étaient pas favori en début de saison.

 

J'en avais contre les largesses de notre gardien.

J’en avais contre la chance qui semblait coller aux fesses des joueurs orangés.

J'en avais contre les poteaux du Biron en question!

J'en avais contre tous les joueurs du Canadiens dont le nom contient un K et ils sont nombreux...  

 

J’en avais contre la tournure du match! Avoir été présente au Centre Bell, je ne sais même pas si j'aurais trouvé la force de saluer mon club. J'aurais peut-être eu l'impression d'applaudir un pilote qui a tout juste raté son atterrissage... un détail!

 

Bref, je boudais comme des milliers de fans...

 

Heureusement, quand il est question du bleu blanc rouge, je suis un peu Skyzo sur les bords si bien que 24 heures plus tard, j’en veux plutôt à tout ceux qui pourraient en vouloir à ce jeune homme masqué devant le filet du tricolore.

Et oui, il m'aura fallu 1 nuit pour redevenir convaincue que The Price is right et pour avoir hâte de retrouver mes glorieux aussi tôt que l'été se sera éreinté. 

Je revois mes préférés rassemblés au centre de la patinoire, le bâton plus haut que la hauteur permise... et j'ai le goût de vous saluer.

De toutes façons, si je comprends bien les gars, vous nous disiez À la prochaine fois?



Samedi 03 mai 2008

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Jeudi 01 mai 2008

Bonne nouvelle, le salaire minimum augmente

Enfin une bonne nouvelle, le salaire minimum augmente à 8,50$ l’heure. C’est une augmentation de 6,25%, soit de 2 à 3 fois les augmentations moyennes consenties aux autres travailleurs. Ça peut paraître généreux, mais la vraie question est de savoir comment on peut vivre décemment  avec un salaire de 340$ par semaine, à condition de travailler 40 heures bien sûr.  Parce que beaucoup de travailleurs au salaire minimum ne travaillent pas 40 heures pas semaine.

Un bénéficiaire de l’aide sociale doit se demander si ça vaut la peine de travailler pour un si petit salaire et de perdre certains avantages comme les médicaments et le dentiste gratuits.  En fait, pour amener le salaire de ces travailleurs au seuil du faible revenu il faudrait qu’ils gagnent 10,43$ de l’heure.  Pourquoi pas? Il semble que c’est ce que l’Ontario se promet de faire d’ici 2010. C’est vrai que le coût de la vie chez nos voisins est plus élevé qu’ici, particulièrement le logement.  Mais nous avons une pénurie de travailleurs dans plusieurs domaines.  La promesse de meilleurs salaires pourrait être motivante, car l’augmentation du salaire minimum pousse à la hausse tous les salaires.

Une des raisons invoquées pour être conservateur dans l’augmentation du salaire minimum est la compétitivité des entreprises par rapport à leurs comparables de l’Amérique-du-Nord. Elles n'ont qu’à être créatives pour trouver ailleurs dans leurs processus de production des gains de productivité pour compenser.  D’autre part, ça ne devrait pas nous déranger de payer notre Big Mac plus cher si c’est pour réduire le nombre des bénéficiaires de l’aide sociale payés à même nos impôts. Finalement, cela réduirait sensiblement l’écart entre les pauvres et les riches. Tout le monde dans notre société parmi les plus riches de monde mérite de bien vivre.



Mercredi 30 avril 2008

Le prix de l'essence augmente, bravo!

L’augmentation du prix de l’essence n’a que des vertus. C’est malheureux pour le consommateur qui ne voit que l’impact sur son portefeuille, mais il devra s’adapter et changer ses habitudes.

Voici une liste partielle de l’impact positif d’un prix de l’essence élevé :

-      Diminution de la pollution par l’achat de plus petites voitures moins polluantes et une utilisation plus efficace de la ressource. Depuis quelques mois la vente des 4X4 stagne en Amérique-du-Nord. C’est une excellente nouvelle. Je rêve que l’essence coûte 10$ le litre pour convaincre mes voisins de changer leur @#%$# tondeuse à essence pour une tondeuse électrique. Donc, diminution de la pollution par le bruit!

-      Prolongement de la durée de vie des réserves de pétrole brut. Il ne faut pas oublier que le pétrole ne sert pas qu’à faire rouler les voitures, il sert aussi à chauffer des maisons  et à produire de l’électricité dans plusieurs pays. Il est aussi utilisé dans les cosmétiques, les plastiques, etc. Une diminution de la demande globale pourrait réduise sensiblement le recours à des sources de production polluantes comme les sables bitumineux ou le forage en eaux profondes.

-      Augmentation des revenus des gouvernements par l’augmentation des revenus des taxes sur l’essence. À tous les imbéciles qui chialent contre le maudit gouvernement qui nous égorge avec les taxes, je répondrai que le gouvernement c’est nous, et que c’est le maudit gouvernement qui paye pour tous les imbéciles qui engorgent les urgences des hôpitaux au lieu d’aller dans les cliniques sans rendez-vous. Les services gratuits ce n’est jamais gratuit.

-      Augmentation des profits des pétrolières. Oups! Ça aussi c’est une bonne nouvelle.  Nous recevrons tous un jour un revenu de pension quelconque. Qu’ils soient privés ou publics les fonds de pension investissent tous dans les valeurs mobilières. Plus les entreprises génèrent de dividendes plus les fonds de pension sont en santé.

J’en oublie surement. En Europe, personne ne crie contre un prix avoisinant les 2$ le litre. C’est le prix qu’ils paient depuis longtemps. Ils paient aussi beaucoup plus cher l’électricité. Alors il y a moins de gaspillage qu’ici. Il y a des compteurs et dans les édifices d’appartements, par exemple, les lumières se ferment automatiquement après moins d’une minute.   

Nous avons vécu jusqu’à maintenant dans une société qui ne s’est jamais souciée du gaspillage de ses ressources. Il est temps que ça change.

 



Mercredi 30 avril 2008

Petite frustrée.

ps.: je m'excuse à l'avance pour ma vulgarité... en fait, non.  Je ne m'excuse pas du tout.  En cette dernière journée du mois d'Avril, je peux vraiment parler de marde blanche.  Désolée, je souffre du syndrome PAS DANS MA COURS!  Grrrrrrr!


Mardi 29 avril 2008

(Source : Productioins Marie Bujold)- Marie-Claire Séguin lançait, le 4 mars dernier, son nouvel album, J’ai pour toi...Marie-Claire Séguin chante Vigneault, sur étiquette Analekta. L’album comprend 14 titres soigneusement sélectionnés dans le vaste répertoire de Gilles Vigneault. « Et voici mes chansons chantées par l’une des plus grandes voix de mon pays, Écoutez-ça! » Gilles Vigneault « Oui, ses chansons sont interprétées par une grande chanteuse. Et oui, il faudrait trouver le temps de l’écouter. » Marc-André Joanisse, Le Droit **** « C’est toujours une belle idée, une belle voix qui reprend de belles chansons, C’est ce qu’a fait Marie-Claire Séguin... » Marie-Christine Blais, La Presse *** Après le disque, viendra le spectacle J’ai pour toi..., actuellement en préparation, qui prendra la route des scènes du Québec au cours de l’année 2009. Dans ce prochain spectacle, bien sûr, une grande place sera réservée aux chansons de Gilles Vigneault mais on y retrouvera aussi certains des coups de cœur de Marie-Claire Séguin et d’autres de son propre répertoire. D’ici là, vous pourrez suivre les traces de Marie-Claire Séguin sur son tout nouveau site internet à l’adresse www.marieclaireseguin.com et sur son site My Space, www.myspace.com/mcseguin. Entre le studio, l’enseignement et la scène, Marie-Claire Séguin passera son printemps 2008 sur le Chemin de Compostelle. Gageons qu’elle fera autant de découvertes sur ce sentier qu’elle en a eu à s’aventurer dans celui de Vigneault.


Mardi 29 avril 2008

(Source : Radio Ville-Marie)



Mardi 29 avril 2008

Ne touchez pas à la loi 101

« Ne touchez pas à la loi 101 », c’est ce qu’ont répété les péquistes à chaque fois que les libéraux ont été au pouvoir et qu’il y a eu des pressions pour modifier la loi. Cette fois la pression est appliquée par Pauline Marois elle-même.  Elle veut  stopper l’érosion du français au Québec.  Je pense qu’il s’agit d’une stratégie pour évincer l’ADQ du territoire identitaire. Mais parlons de la loi elle-même.

Le problème de l’usage du français dans l’espace public se pose à Montréal. Ceux qui ont plus de 50 ans et qui ont grandi à Montréal savent que jusqu’aux années 60 Montréal était une ville anglophone habitée par une majorité de francophones.  Depuis, Montréal est devenue une ville francophone habitée à 40% par des non-francophones dont une majorité d’immigrants.  Il faut absolument se donner les moyens pour qu’ils apprennent le français dès leur arrivée.  Pas besoin de changer la loi 101 pour faire ça.  Lorsque j’entends aux nouvelles que les immigrants ne peuvent pas apprendre le français parce qu’il n’y a pas assez de place dans les classe de francisation j’ai envie de piquer une crise.  C’est un scandale.  Lorsque le parti québécois a coupé les budgets de francisation pour atteindre de déficit zéro j’ai eu la même réaction.  Ce n'est pas en restant à la maison que les immigrants vont apprendre le français. Il faut leur fournir du travail.  En n'investissant pas assez dans l’intégration des immigrants, nous nous tirons dans le pied.

Je n’ai, en général, jamais eu de problème à me faire servir en français à Montréal .  Partout dans le monde je suis bilingue, mais à Montréal je suis unilingue francophone.  Je n’ai jamais prononcé un mot d’anglais dans un commerce ou un restaurant.  Sauf les quelques rares fois où on n’a pas pu me servir dans ma langue. J’ai alors sorti mon plus bel anglais pour leur dire que je ne remettrais plus jamais les pieds chez-eux.  Malheureusement, je dois déplorer que la majorité de mes compatriotes « switchent » à l’anglais dès qu’un commis ou un serveur s’adressent à eux dans cette langue ou avec un accent.  Il y a deux ans, une famille immigrante du Bangladesh a acheté un dépanneur  près de chez-moi. À ma première visite alors que la patronne s’adressait à moi en anglais je lui ai fait savoir avec gentillesse qu’il faillait qu’elle me parle en français et que c’était la meilleure façon de l’apprendre. Depuis ils font tous les efforts pour me satisfaire.  Mais quand j’attends en ligne pour me faire servir, tous les autres clients, je dis bien tous, s’adressent à eux en anglais, dans un anglais qui est souvent aussi mauvais que leur français. Ça me scandalise à chaque fois.  Ce n’est pas une nouvelle loi 101 qui va changer les habitudes des québécois pas assez fier de leur langue pour l’imposer à nos concitoyens non-francophones.  Je travaille la fin de semaine avec des jeunes étudiants.  Parmi eux il y a un enfant d’immigrant non-francophones qui parle parfaitement français avec un léger accent anglais.  Très souvent, les francophones de souche se mettent tous à parler anglais comme si c’était cool. 

Pauline Marois veut aussi étendre la loi aux entreprises de 50 employés et moins.  Le Québec est le royaume de la PME.  Il y en a des centaines de milliers, du dépanneur à la binerie de coin, du petit bureau de comptable au fabricant de portes et fenêtres du quartier industriel.  Les inspecteurs de l’OLF sont déjà débordés.  Il en faudrait des milliers pour jouer à la police dans tous les bouibouis de la province.  Contrairement aux patrons des grandes entreprises qui ont des obligations en termes de réputation et de responsabilité sociale, le petit patron n’en a rien à foutre. Ce n’est pas une loi ni des coups de règle sur les doigts qui vont le forcer à parler français à ses 15 employés si il ne le veut pas.  Au lieu de mettre l'argent dans la police de la langue, investissons dans l'intégration des immigrants qui en manque cruellement.

L’important, c’est que le français soit la langue d’usage commune de l’ensemble des québécois dans l’espace public.  Pour ça il faut que tous les immigrants apprennent le français et que les francophones parlent leur langue partout, tout le temps.  Pas besoin d’une loi 101bis, 154 ou le numéro gagnant de la 6/49 pour faire ça. 



Lundi 28 avril 2008

Des écoles laïques vraiment?

Depuis une semaine il y a beaucoup de bruit autour du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse.  Personne n’est satisfait : les groupes laïques. les catholiques, les athées, etc.  Les concepteurs du cours ont tellement voulus être politiquement corrects,  que le mot athée n’est pas utilisé parce que jugé trop négatif.  Est-ce que les 5% d’athées, les agnostiques et les autres qui se disent non-croyants sont des personnes négatives dans notre société?

Les enfants dont les parents ne sont pas religieux et qui ne pratiquent aucun rite d’aucune religion se sentiront encore marginalisés.  Pendant que leurs petits amis pourront s’identifier comme catholique, musulmans ou bouddhistes et expliquer leurs rites, eux n’auront même pas de mot pour qualifier la pratique de leurs parents s’ils sont athées ou exprimer le manque de rite religieux dans leur vie.  C’est la même vieille histoire qui se répète depuis  la création du ministère de l’éducation qui se veut laïque il y a 45 ans. Par exemple, mon fils n’a pas été baptisé à sa naissance il y a près de 30 ans. Vers l’âge de 8 ans, il a vu ses petits amis être préparés pour leur première communion. Même si lui suivait les cours de morale, il s’est senti marginalisé et a demandé à être baptisé comme les autres.  Le ministère de l’éducation aura beau créer des cours de morale, d’éthique, de philosophie religieuse ou de lévitation transcendantale, tant qu’il y aura des cours de religion, n’importe laquelle, dans les écoles, notre système ne pourra pas mériter l’appellation de laïque et il y aura des problèmes. 

Je pensais qu’il y avait une sorte de consensus social social au Québec sur le fait que la religion est une affaire de conscience et de pratique personnelle.  Alors qu’est-ce que l’enseignement des religions fait dans nos écoles?  À la limite, je pense qu’il serait acceptable qu’il existe un cours d’histoire des religions à condition qu’il soit dispensé à la fin du secondaire quand les esprits sont formés.

 



Dimanche 27 avril 2008

Rencontre de deux livres "Âmes Soeurs"

 À toutes les personnes qui ont gardé leur coeur d'enfant. 

Une rencontre plutôt inusité à la bibliothèque municipale! En voici le récit.

Un livre  intitulé: Petite Étincelle...Le précieux contenu de ton "Être", fait la connaissance du  " Petit Prince" 

 

Ce matin, j’étais à réfléchir sur le propos de mon prochain livre. Malheureusement je ne possède pas les connaissances requises pour être écrivaine! On pourrait plutôt me qualifier « d'écriveuse », mais ma passion de l’écriture l’emporte toujours sur toutes mes hésitations et j'essaie d'étancher tant bien que mal ma soif d'écrire. Comme on dit : « Qu'importe la coupe pourvu qu'on ait l'ivresse. » Ce qui ne m’empêche pas d’envier  ceux et celles qui ont la chance de posséder une coupe de cristal pour étancher leur soif.

Malgré que je soupçonne « ma folle du logis », de me prendre pour un baluchon, j’adore faire semblant de la croire! J’aime bien vous faire partager toutes les images et vous raconter  toutes les fabulations qu’elle invente pour moi.  Il y a des  jours où elle se surpasse et me  suggère, sans même  tenir compte de mes limites  d'écriveuse,  des propos complètement  insensés. C'est plus fort que moi, je me complais à penser que toutes ses histoires chimériques sont véridiques et je me laisse emporter par ses propos. Je fini toujours par abandonner ma logique et céder à  ses divagations pour ensuite m’offrir le plaisir de les partager avec mes lecteurs. Après tout, quand j’y pense… elle a peut-être raison de me prendre pour un baluchon!

 

                                      Chapitre 1

 

Après avoir rêvé pendant au moins vingt ans d’écrire un  livre, c’est à ma retraite que j’ai enfin réalisé mon rêve.  J’ai publié à compte d’auteur, « mon petit chef-d’œuvre », sous le titre de : « Petite Étincelle…Le précieux contenu de ton  Être. »

J’en ai fait imprimer cent exemplaires. Je m`'accorde le plaisir d’en offrir à des parents, des amis ainsi qu'à des personnes qui me paraissent intéressées par ce genre de lecture.  

 

Comme je vous disais, j'étais à rêvasser à l'écriture d'un autre livre et je me demandais sur quel sujet j’aimerais écrire, cette fois.

Je n'ai pas eu le temps de réfléchir bien longtemps que ma folle imagination me transporta dans la bibliothèque de ma ville. Là, toute une surprise m’attendait !

Petite Étincelle était en compagnie du Petit Prince!   

Encore plus étonnant, l’héroïne de mon livre, qui habituellement si timide, était en pleine conversation avec lui. Vous connaissez le caractère convivial de Petit Prince, c’est donc lui qui se présenta le premier et immanquablement demanda à Petite Étincelle :

-  Tu veux me dessiner un mouton? En retour, je t’amènerai visiter les autres secteurs de la bibliothèque. 

- Oh ! Oui !  J’aimerais beaucoup, lui répondit Petite Étincelle, mais pour ce qui est de te dessiner un mouton, je ne peux que te dessiner une caisse dans laquelle tu pourras le mettre.

 

Si elle pensait déstabiliser le Petit Prince,  c’était bien mal le connaître! Il lui  riposta aussitôt:  

-Tu as sûrement rencontré mon auteur toi? 

 

Ils s’éclatèrent de  rire, et voilà !   C’est tout simplement comme ça qu’ils ont fait connaissance. Ce qui donna à Petite Étincelle la hardiesse  de se présenter à son tour.  

 

- Oh!  Excuse moi! J’ai oublié de me présenter. Je t’en prie  ne va pas croire que je manque de savoir-vivre! C’est plutôt la joie et l’émotion que me procure notre rencontre qui m’a fait oublier les bonnes manières. Ce qui ne nous empêchera pas, je l’espère,  de devenir amis et de passer quelques bons moments ensemble.  Je me nomme  Petite Étincelle. Je viens tout juste d’arriver et je suis vraiment très intimidée.  Je suis un petit livre qui n’a eu, jusqu’à présent, que quelques rares lecteurs. Heureusement, que toi, je te connais un peu, parce qu’ici je ne suis vraiment pas en milieu de connaissance. Le bibliothécaire, comme à chaque nouveau livre,  m’avait assigné une place tout autre que celle-ci, mais  je me suis sauvée de ce rayon pour venir me placer tout près  de toi.  On m’a dit, à quelques reprises,  que je te ressemblais un peu.   Comme je suis très curieuse je tenais à savoir en quoi nous pouvions bien nous ressembler. 

     

Lui a-t-elle vraiment dit toutes ses intentions? Espère t-elle aussi que Petit Prince  devienne son ami  de cœur? Allez savoir! Malgré l’air désinvolte qu’elle se donnait, elle était très intimidée et avait peur du jugement des autres livres.  Elle pensa que si elle expliquait au Petit Prince ce qui la rendait si timide, cela la rendrait un peu plus à l’aise. 

 

- Laisse-moi te dire ce qui me tourmente. Tu vois, avant que mon auteure me donne naissance et qu’elle me présente au grand jour, j’étais invisible, je demeurais bien cachée au fond de son Être, ho…j’y suis encore bien sûr!  Mais maintenant qu’elle a fait de moi un livre, ça me fait tout drôle de me retrouver avec d’autres volumes. Je trouve ça très impressionnant d’être en compagnie d’oeuvres dont la plupart des auteurs sont des gens instruits et d’une très grande culture. 

- Faut pas être aussi timide, Petite Étincelle!

- Habituellement lorsque ce sentiment m’envahit,  j’arrive à m’en défaire en chantant la chanson : « L’hirondelle et le papillon ».  C’est une chanson que j’ai souvent entendue dans les réunions de famille de mon auteure! 

- Tu veux me la chanter?

- Ouf ! Je viens de l’échapper bel.  À  entendre tes premiers mots, je croyais que tu me demanderais encore: «  Tu veux me… dessiner un mouton ? »

- Je t’en prie Petite Étincelle ne change pas de propos, chante moi cette chanson s’il te plaît?

- D’accord, mais promets moi d’être indulgent… je ne chante pas très bien tu sais.  Tiens ! J’ai une idée! Si le cœur t’en dit, nous pourrions allé dans la section où se trouve les livres de chansons de l’abbé Gadbois, nous y trouverons la feuille de musique avec le texte et tu pourras ainsi chanter avec moi. 

- D’accord, mais je te soupçonne de vouloir tout simplement retarder le moment de chanter! Pas vrai?

- C’est un peu vrai…mais aussi,  il me semble que si tu chantais avec moi, je serais moins intimidée.

- Alors, allons y ! Je te promet que je chanterai avec toi.

 

Sur ce, ils sont partis page  contre  page, marchant sur le bout de leur couverture afin de ne  déranger personne.  C’était attendrissant de les voir, ils avaient l’air de deux petits anges…oui…oui… je sais,  j’en mets un peu trop, dans ce cas, disons simplement deux garnements petits anges. C’est mieux comme ça?

Ils se sont rendus jusqu’où se trouvaient les fameux albums de chansons dont parlait Petite Étincelle.  Ils ont eu de la chance, tous les albums, sans exception, étaient  là!  Il faut dire que maintenant, c’est plutôt rare  que l’un d’entre eux s’absente. C’est triste, ils  se sentent parfois bien oubliés, eux qui  ont déjà été si populaires.  Leurs pages sont remplies de  si belles chansons! Bon…après tout, ce qui était important c’est que l’album dans lequel se trouve la partition de la chanson dont il était question,  accepte de se joindre à eux.  Comme de fait, heureusement,  il était enchanté de descendre  de sa tablette pour  accompagner Petite Étincelle et Petit Prince.     

Après s’être placée bien droite,  s’être raclée la gorge, vérifier que personnes d’autres que Petite Prince et l’album  de l’abbé Gadbois puissent l’entendre,  Petite Étincelle demanda à Petit Prince :

-   Tu veux personnifier l’hirondelle? Moi je ferai le papillon. Ça te va?

- D’accord, si ça te fait plaisir! 

Ils se regardèrent très tendrement, et afin de donner un peu de courage à Petite Étincelle, Petit Prince commença le premier à chanter.

- Je suis une brune hirondelle

-Je ne suis qu'un blanc papillon

-Je niche en haut dans la tourelle

-Je loge en bas dans le vallon

-Je pourrais par mon vol rapide visiter les pays lointain

-Mon vol étant faible et timide je ne peux voir que les jardins

-Auprès de moi, va tu n'es rien 

-En vérité, je le sais bien 

-Pourtant je t'aime 

-Et moi de même

----Soyons amis, soyons heureux, rien n'est plus beau sur cette terre 

que de s'aimer et de s'aider, pour nous la vie est passagère. Soyons heureux, soyons amis.   

      

-Elle est très jolie cette chanson, Petite Étincelle!

Si tu me permets,  j’aimerais te donner un autre petit truc pour vaincre ta timidité.

 En voyant le petit signe qu’elle lui fit, il comprit qu’elle acceptait et il continua :

- Pour ne pas te sentir inférieure et rester toi-même, il ne faut surtout pas te  comparer  aux autres livres.   Dis-toi bien qu’ils sont tous, comme toi,  sortis de la petite étincelle intérieure de leurs auteurs. Quels qu’ils soient!  

- Merci Petit Prince, je m’en souviendrai !   Promis !  Mais il faut tout de même admettre que je n’ai pas ta notoriété. Heureusement que j’ai réussie à me sauver et venir me placer à tes cotés. Au moins toi, je te connais un peu. Mon auteure m'a déjà parlé de ta gentillesse et de ton amour pour ta rose, elle m'a aussi parlé de ta planète, tes baobabs, et surtout, sur  ta manie de toujours demander à tout le monde de te dessiner un mouton. J’ai souvent rêvé de me retrouver dans une bibliothèque mais, même dans mes rêves les plus fous, jamais de toute ma vie je n'aurais pensé qu'un jour je me retrouverais si près d’un des plus  grands livres du siècle. Je suis extrêmement honorée d’être ta voisine.  

 -  Petite Étincelle,  si je te comprends bien, tu aimerais qu’on s’apprivoise?  

 

Vous reconnaîtrez avec moi, que le Petit Prince a bien retenu la leçon que le renard lui avait apprit!

 

Petite Étincelle eut tout juste le temps de lui adresser, d’une de ses pages,  un petit signe affirmatif qu’il continuait déjà :

- Il ne faut pas être aussi timide chère amie.  N’oublie pas  qu’avant  qu’on me connaisse, il m’a fallu accepter d’être scruté à la loupe, jugé et critiqué par je ne sais combien de personnes. À commencer par mon auteur, un comité de lecture, un éditeur, un imprimeur, un distributeur, et j’en passe !  La plupart de ces gens nous respectent et nous aiment vraiment pour ce que nous sommes, mais malheureusement, quelques-uns ne nous apprécient qu’en fonction de ce que nous pouvons leur rapporter financièrement. Pour ces derniers, je ne sais pas quel terme serait le mieux approprié…cependant, je dirais qu’ils ressemblent un peu au  businessman que j’ai déjà rencontré!  Je t’avoue Petite Étincelle que, quoique très intimidé, j’étais soulagé de me retrouver dans un endroit tel que celui-ci. Tout comme toi,  c’est à peine si j’osais ouvrir une de mes pages tant j’avais peur que toutes ces indiscrétions recommencent de plus belle. Heureusement, à la façon dont mes voisins m’ont accueilli, je fus tout de suite rassuré.  C’est  à l’unisson qu’ils m’ont dit : « Sois le bienvenu parmi nous Petit Prince. Sois bien à l’aise.  Ici nous ne portons aucun jugement sur notre contenu. »  L’un d’eux ajouta avec un petit air narquois : « Nous savons fort bien que nos lecteurs s’en chargent.  Quelquefois ils nous encensent de louanges, mais pour être franc, il arrive aussi qu’ils nous critiquent sans ménagement. C’est pourquoi nous devons  être solidaires pour  résister à leur insatiable curiosité. À vrai dire, Petite Étincelle, ce n’est pas toujours facile!  Mais que veux-tu, c’est le prix à payer pour être connu ! Par ailleurs, j’ai déjà entendu  des grandes personnes dire :   «  Parlez en,  en bien ou en mal, mais parlez en! »   Peut-être ont-ils raison?

- Tu ne trouves pas que les grandes personnes ont parfois une bien drôle façon de penser? 

 

Comme vous vous en doutez bien, ce n’est  pas Petit Prince qui allait la contredire sur ce point ! Il lui confia alors :

- Pour ça, oui, j’ai toujours eu beaucoup de difficulté à les comprendre. D’ailleurs ils me le rendent bien. Il y en a même quelques-uns qui n’osent pas avouer qu’ils m’aiment! Je ne comprends pas pourquoi, mais c’est comme ça, c’est tout! 

- Je crois savoir la raison  Petit Prince! Je pense qu’ils ont peur qu’on découvre qu’ils sont tendres,  candides, et qu’ils ne veulent pas que l’on sache qu’ils ont encore leur  âme d’enfant. C’est regrettable mais, comme tu le dis si bien, c’est comme ça, c’est tout! 

 

Pour démontrer qu’ils étaient tous d’accord avec ce que Petit Prince venait de dire à Petite Étincelle, et pour accueillir la nouvelle venue, tous les livres de la bibliothèque se mirent à applaudir tout en laissant sortir quelques mots doux de leurs pages : « Amour, Partage, Amitié, Fraternité... »

Vous comprenez qu’avec un accueil aussi chaleureux, Petite Étincelle avait l’impression qu’elle était déjà l’une des leurs et se sentait beaucoup mieux.  Pour la mettre encore un peu plus à l’aise, Petit Prince crut bon de la complimenter sur sa couverture.

- Le coucher de soleil de ta jaquette est vraiment très beau, et crois-moi Petite Étincelle, je sais de quoi je parle.   Un jour, j’ai vu le soleil se coucher quarante-quatre fois ! 

 

 Quarante-quatre couchers de soleil le même jour? Est-ce possible? 

 

Le compliment que lui fit Petit Prince la fit rougir. D’un seul coup, toutes ses pages se colorèrent d’un rouge écarlate  Mais, malgré qu’elle fût très troublée, elle lui fit  cette remarque :

-Merci du compliment Petit Prince, je suis contente que ma couverture te plaise,   mais je crois que le plus important, le plus beau, se retrouve  dans mes pages!

  - Tu as raison Petite Étincelle,  ta couverture  n’est que l’écorce, ce qui est le plus important est à l’intérieur de toi. 

 

Petite Étincelle pensa qu’il serait de mise qu’à son tour elle le complimente :

- Tu sais, Petit Prince, j’aime beaucoup le manteau que tu portes.   Il te va à ravir !  

- C’est mon auteur qui m’en a fait cadeau. Il serait content de t’entendre dire cela. Il a toujours pensé que ce manteau était un peu trop grand pour moi.  

 

Et, comme à chaque fois que Petit Prince se trouvait pris au dépourvu, il lui demanda:

-  Tu veux me dessiner un mouton? 

 

Petite Étincelle ouvrit quelques-unes de ses pages en guise de sourire et ne put s’empêcher de lui dire :

-Je vois que tu es bien comme on me l’avait dit!

 

Après s'être regardés un bon moment,  comme deux complices, ils s’éclatèrent  de rire et  faillirent tomber de leur rayon tant ils riaient à pages déployées. Les deux livres  se tordaient tellement qu’ils basculaient à droite et à gauche, ce qui les amena à se donner une accolade.   Entre vous et moi, je soupçonne que ce rapprochement ne fut pas aussi involontaire qu’ils voulurent bien le faire croire !

 

Tout ce chahut attira l’attention d’une préposée au comptoir des prêts. Elle fronça les sourcils et avec ses deux index  en croix sur la bouche, lança un « chut ! » en leur direction, ce qui déconcerta complètement nos deux joyeux lurons.  À voir leur réaction, il était plus qu’évident qu’ils étaient consternés d'avoir troublé le silence.  Heureusement, la préposée vit à quel point ils étaient contrits. Elle leur fit alors un beau sourire et, d’un petit signe de tête, leur démontra qu'elle les excusait et leur donnait l'absolution. Ouf… L’air penaud mais soulagés, ils baissèrent aussitôt le ton.

Malgré les compliments de Petite Étincelle sur l’élégance de son manteau, Petit Prince craignait qu’elle trouve sa tenue un peu négligée. Je ne crois pas que  ce soit simplement  par orgueil ! À la façon dont il la regardait, je serais plutôt portée à croire que  s’il voulait à tout prix s’excuser pour sa tenue vestimentaire, c’était peut-être qu’il espérait secrètement, devenir son  « Prince charmant »! Que  ce soit pour cette raison ou non, il crut préférable de lui expliquer pourquoi sa  tenue n’était pas aussi impeccable qu’il l’aurait souhaité.

- Excuse-moi Petite Étincelle si  j’ai l’allure un peu fripée, mais c’est pour la bonne raison que je passe entre  beaucoup de mains.  Tu verras, c'est le prix à payer pour être lu!  Par ailleurs, ce petit désagrément est bien peu de chose  comparé  à la satisfaction et  la fierté qu’on éprouve d’avoir de nombreux lecteurs. La joie que ces gens  nous procurent  fait oublier que parfois ils nous chiffonnent, nous barbouillent  en biffant de toutes les couleurs, certains passages Tu sais…quelques-uns vont jusqu’à nous laisser un petit souvenir entre nos pages.  À bien y penser… Peut-être le font-ils pour se faire pardonner de nous avoir abîmés !  Qu’importe la raison pour laquelle ils le font, je les  trouve très gentils.

 

Petite Étincelle n'avait pas encore connu beaucoup de lecteurs et elle  écoutait attentivement  Petit Prince. C’était pour elle une bien bonne façon d'apprendre.  Ce garçon possédait tellement plus d'expérience qu'elle dans ce domaine !

La conversation n'en finissait plus. À les voir, on aurait dit qu'ils se connaissaient depuis toujours. Tour à tour ils commentaient sans gêne l'attitude de leurs lecteurs.  Sans doute se disaient-ils : « Nous pouvons bien nous le permettre puisque ces personnes prennent la liberté de nous sonder jusqu’au plus profond de notre intimité! » 

Tout à coup, Petit Prince demanda à Petite Étincelle:

- Aimerais-tu faire la connaissance des autres livres? Tu sais, nous ne sommes pas en compétition, comme plusieurs le pensent. Au contraire, nous nous souhaitons mutuellement d'être lus, et nous avons tous le secret espoir de rejoindre, quoique différemment, l'Être profond de chacun de nos lecteurs. 

Petite Étincelle était tellement contente de cette offre et des propos que Petit Prince tenait  à l’égard de leurs voisins qu'elle voulut lui prouver qu'elle aussi partageait leur point de vue et qu’elle aimait les enfants tout autant que lui.  Petite Étincelle ouvrit donc sa dernière page…mais Petit Prince l’arrêta tout de suite pour lui demander :

- Toi aussi tu demandes aux gens de te dessiner un mouton? »

- Mais non, ce n’est pas pour te demander de me dessiner un mouton, c’est plutôt pour que tu lises ce qui y est écrit.

- Ha ! Quel soulagement! J’aime beaucoup mieux lire que dessiner, lui avoua Petit Prince.

 

Il ajusta ses lunettes.  Mais au fait, peut-être n’en avait-il pas? …Vous le savez, vous?  Oh!…attendez un peu…je me souviens maintenant, c’est Harry Potter  qui porte des lunettes et non Petit Prince! De toute façon, il fit à haute voix la lecture du dernier paragraphe de Petite Étincelle : 

« Mon souhait le plus cher est que les parents et les pédagogues enseignent aux enfants qu’ils ont tous en eux une Petite Étincelle qui ne demande qu’à grandir, et qu’on leur offre le climat et le soutien nécessaire à sa découverte. Je souhaite par-dessus tout qu’on leur transmette, dès le plus jeune âge, les éléments indispensables à sa croissance et à sa survie. Ils pourront peut-être ainsi améliorer le monde dans lequel ils vivent et arriver à en faire un monde d’Amour, de Partage et de Paix. »

Petit Prince resta complètement immobile et silencieux pendant quelques instants, mais juste à la façon dont il   regardait Petite Étincelle droit dans les pages, il était bien évident qu’il était remué par ce  qu’il venait de lire.

Après un long silence, c’est avec beaucoup d’émotion dans la voix qu’il lui dit : 

-  Je suis vraiment content de constater que ton intérieur est aussi beau que le coucher de soleil  sur ta couverture!  Je vois aussi que tu aimes les enfants et que nous véhiculons les mêmes valeurs. J’ai la certitude que nous allons bien nous entendre, et si tu veux, tout en s’apprivoisant, je te ferai visiter les autres sections de la bibliothèque.»

- Je ne mérite pas autant de sollicitude de ta part Petit Prince.  Je constate que tu es exactement tel que  mon auteure t’avait  décrit, amical, généreux, simple, fraternel, le coeur sur la main, et pas prétentieux pour deux sous.  Pourtant, avec ta renommée, tu pourrais être tout autrement, surtout avec moi qui ne suis qu'un tout petit livre. Je te remercie de ta bienveillance et j’accepte avec joie ta proposition. Dis-moi, je peux te confier un secret? 

C’est en ouvrant le cœur de ses pages  qu’il lui répondit:

-Bien sûr Petite Étincelle, puisque je considère qu'en plus du plaisir que nous éprouvons à être voisins, nous deviendrons sûrement aussi de très bons amis. 

 D’un air solennel il ajouta :

 -Petite Étincelle, je te jure sur mon coeur de livre de ne jamais trahir ton secret. Je te remercie de me faire confiance et j’en suis vraiment touché. 

 

Je restai donc là jusqu’au petit matin,  à écouter les bavardages de Petite Étincelle et Petit Prince.  C’est à peine si l’on pouvait entendre Petite Étincelle tant elle parlait à voix basse lorsqu’elle confia son secret à Petit Prince. Je parvins toutefois à comprendre ce qu’elle lui disait mais…   Bien que je ne veuille  vraiment pas vous faire de cachotteries, vous comprendrez certainement que je ne peux tout de même pas vous dévoiler leurs confidences!

 Jour après jour, ma fidèle et  extravagante imagination me transporta à la bibliothèque. À chaque fois que j’écoutais Petite Étincelle et Petit Prince discuter sur différents sujets,   j’étais toujours étonnée et très impressionnée de leur perspicacité.  À un point tel, que la sagesse de leurs propos me  fit penser qu’il y a beaucoup plus d’enfants qu’on peut l’imaginer parmi les grands « Sages »! 

 

Mes nombreuses visites me permirent aussi de constater que Petit Prince était vraiment de parole et qu’il avait tenu son engagement vis-à-vis  Petite Étincelle. Comme il lui avait promis, il l’amena visiter tous les secteurs de la bibliothèque.  Malgré qu’elle n’eût pas la notoriété de Petit Prince, ils sont devenus  de très bons amis.

 

Elle parvient donc maintenant à se déplacer seule sans risquer de se perdre. Elle peut ainsi consulter à son rythme les livres qui l’intéressent. Leurs intérêts et leurs choix de lecture diffèrent beaucoup, Petit Prince est captivé par les baobabs, la géographie, les planètes et l’aviation. Quant à Petite Étincelle,  elle porte davantage son attention à tout ce qui relève du domaine de la psychologie et de l’intuition.

 

Vous vous demandez peut-être: « Dans ce cas, pourquoi aiment-ils autant être ensemble? Petite Étincelle a-t-elle  trouvé en quoi elle ressemble au Petit Prince? » 

Je vous répondrai que pour ma part, je crois que c’est leur désir de propager les valeurs du cœur qui fait leur ressemblance et c’est l’acceptation de leurs différences qui rend leur amitié si animée.   Si enrichissante! Et vous, qu’en pensez-vous?

 

Je vous invite à d’autres rencontres.   Je vous divulguerai ce dont je fus témoin lors de mes autres visites à la bibliothèque.  Je vous dévoilerai peut-être même le  secret que Petite Étincelle confia à Petit Prince !  Si elle m’en donne la permission, bien entendu!

 

Merci de m'avoir lu je vous reviendrai....si vous m'encouragez à le faire, bien entendu!

Vous pouvez m'écrire: Plume7@videotron.ca

 Il me fera grand plaisir de vous lire. À bientôt.

 

 

 



Dimanche 27 avril 2008

Vous et moi, des amis !

Nous, on est des amis !

Je m'appelle Sophie Delaunay et j'ai 10 ans.                                                                            Ma passion c les animaux !

Pas de commentaires sur les animaux et surtout pas sur ma passion SVP.

Je vous prie de ne pas m'envoyer des invitations pour devenir amis car je refuserai, mon but et de me détendre avec les photos d'animaux.

Merci beaucoup, la future éthologue.



Dimanche 27 avril 2008

Faire connaitre votre site

25 conseils pour

faire connaître son

site Internet.

Écrivez-moi pour avoir ce document d'or: edmondb18@hotmail.com

Edmond Beaura, Canada



Vendredi 25 avril 2008

ADQ, Mario dégringolle du mont*

L'ADQ n'arrête pas de dégringoller dans le coeur des électeurs québécois et ne receuille plus que 18% des intentions de vote. Si ça continue comme ça le parti va fondre avant les prochaines élections.

Normalement le parti qui forme l'opposition officielle en profite pour promouvoir sa plateforme, fair valoir ses idées et préparer sa victoire aux élections suivantes.  Jusqu'à maintenent l'ADQ a failli sur toute la ligne.  Il n'a pas su faire la transition entre la position de troisième parti marginal et une oppostion officielle pleinement légitime et forte. On a toujours droit au même one man show de Mario Dumont qui fait ainsi la preuve de la faiblesse de son équipe.  Depuis l'élection de Pauline Marois à la tête du PQ, on a l'impression que c'est elle la chef de l'opposition officielle.  Aucun député de l'ADQ n'arrive à la cheville des Bernard Drainville, Pierre Curzi, François Legault, etc. Surtout pas Gilles Taillon le numéro deux du parti qui a moins de charisme que sa chaise à l'assemblée nationale et est aussi chaleureux qu'une banquise.  En plus, comme il a été président du Conseil de patronat, je crois qu'une majorité des québécois se méfie de lui.

Je pense que l'ADQ a profité de circonstances favorables exceptionnelles aux dernières élections. Il y a eu le vide créé pas le passage d'André Boisclair à la tête du PQ,  un petit vent de droite qui a soufflé sur plusieurs régions suite à l'élection des conservateurs à Ottawa et l'espoir que Mario Dumont apporte un changement significatif dans nos vies de citoyens payeurs d'impôts.

Comme le carosse de Cendrillon qui s'est tranformé en citrouille à minuit, le p'tit Mario s'est  transformé en vieux politicien  lorqu'il s'est assis sur la chaise de chef de l'opposition officielle.  Il est aussi vieux que Gilles Duceppe et Jack Layton, des chefs immuables qui ne gagnent jamais d'élections, mais qui ne sont jamais remplacés non plus.  Éventuellement, on vient tanné de leur voir la face au Téléjournal.

*Excusez-la!



Jeudi 24 avril 2008

Mon premier coup de soleil

J’ai profité de la belle journée pour travailler à l’extérieur,

J’ai débuté le ménage des plantations et encore une fois j’étais fascinée par la petite nouvelle pousse qui fait son chemin à travers la partie morte qui doit être enlevée.

 

Le soleil était bon, j’ai du enlever le coupe-vent, le gilet …

pour finir en « camisole ».

J’ai le visage rouge, c’est mon premier coup de soleil de l’année et j’en suis enchantée; j’ai l’impression de l’avoir bien mérité !!!

 

 



Jeudi 24 avril 2008

La bataille du 28 Avril 1760: La bataille qui fit trembler le sort de Québec et de l'Amérique: H. Pa

La Bataille qui fit trembler le sort de Québec et de l'Amérique: 28 Avril 1760

En cette grande année du 400 anniversaire de la ville de Québec, il est souhaitable qu'un québécois de souche, bien ancré içi depuis 1680, s'accorde le privilège de survoler la plus grande page d'histoire de sa ville, pour nous faire vivre les événements qui un jour, comme le disait l'historien Packman, ont fait "trembler dans la balance le sort de Québec et de l'Amérique.

Pour comprendre cette épopée, ces grands moments de l'histoire, nous nous rapprocherons des principaux acteurs: Murray, Lévis, Dalquier,  Malcom Fraser, Knox, ainsi que des lieux physiques qui ont dessinés notre ville, nos rues et nos quartiers.

Nous isolerons aussi une mosaïque d'acteurs bigarrés, grelottants dans la pire tempête de l'hiver et qui s'affrontaient ce jour là pour des motifs aux antipodes; certains comme les Irlandais et les Écossais pour la plupart illettrés et  souvent enrolés de force ou à distance, se demandent souvent où ils se trouvent et pourquoi ils combattent à coté de leurs vaincoeurs sur cette terre de Caïn ou règne, le froid en hiver la chaleur suffocante en été enveloppé par les moustiques et le scorbut.

Nous tenterons de vivre avec ces acteurs et ces groupes d'acteurs les rigueurs du climat, les folies de la guerre, le courage de l'arme blanche et la désolation d'une ville en ruine et le vacillement du sort d'un empire.

Car, il faut bien savoir que les acteurs de cet événe